 |
|
 |
| |
|
 |
Philippe NEMBI : « J’aimerais vivre de la vente de mes créations.
Voilà un homme qui a plus d’une corde à son arc. Il ne se contente pas de mettre son savoir-faire en menuiserie aluminium au service de la fermeture et de la protection solaire. Sa véritable passion est la sculpture métallique. Actuellement, la menuiserie alu est mon gagne pain. J’y consacre 80% de mon temps, mais l’idée est d’inverser la tendance. Dès que j’ai un creux, je mets à l’acier ! Mon rêve serait de pouvoir vivre de la vente de mes créations. J’aimerais réaliser la décoration entière d’un magasin ou d’un restaurant. « Déjà tout petit, Philippe Nembi dessinait à longueur de cours sur les bancs de l’école. « Ce qui m’a valu de ne pas pouvoir intégrer les beaux-arts ! J’ai appris le travail des métaux par le biais d’un BEP mécanique, puis dans l’entreprise de mon père, excellent technicien qui m’a beaucoup transmis. « Quand il crée son entreprise avec son frère, en 1994, Philippe Nembi a 27 ans et il sait déjà qu’il tentera l’aventure de la création des pièces uniques. « La décoration n’entre que depuis peu dans mon chiffre d’affaires, et pour à peine 5%. J’ai commencé par dessiner et réaliser des bars, des portes, des tables, des bibliothèques… Depuis deux ans, je suis passé à la sculpture. En fait, j’ai « craqué » pour des pavés de verre coloré, à l’aspect sablé, magnifiquement fabriqués par un artisan iranien. J’en ai obtenu l’exclusivité. Puis j’ai cherché le moyen de les mettre en valeur ».
Sculptures lumineuses de 2m de haut ! Après les simples présentoirs d’acier, Philippe Nembi imagine des sculptures lumineuses aux dimensions imposantes (Menhir, périscopes, et autres roues célestes) réalisées à partir de tubes, tôles et autres pièces d’acier qu’il récupère alentour. « Entre les usines et les raffineries voisines, j’ai de la matière pour des siècles ! Je ponce l’acier pour faire apparaître ses « cicatrices » : numéros et défauts. J’enchâsse les verres dedans, en les éclairant de l’intérieur. « L’artisan menuisier fait du sur mesure en aluminium. Il a su fidéliser une clientèle locale, pour laquelle il accepte occasionnellement de s’éloigner de son fief natal. « Je commence à exposer dans le département. Je participe à tous les éléments possibles, concours, salons… Mais on ne promène pas sans souci des objets de plusieurs centaines de kilos et de 2 mètres de haut ! ».
|
 |
|
|
 |
|
 |
|
 |
|
 |
| |
|
 |
Matières mises en lumière
Philippe Nembi, gérant des Nouveaux Ateliers de Décoration (NAD), entreprise Châteauneuvaise, est créateur de lampes sculptures. Ses œuvres, originales et uniques, lui ont valu d’être le seul artisan-créateur des Bouches du Rhône à avoir été sélectionné pour présenter sa collection dans le quartier « l’espace, l’atelier des métiers et des arts » du salon de la décoration « Maisons et objets » de Paris en septembre dernier. L’artiste y a récolté une moisson d’idées et surtout de contacts professionnels, enrichissants et utiles pour de nouveaux projets.
Sur son stand, Philippe Nembi avait disposé ses quatre luminaires, des pièces uniques, toutes sorties de son atelier de la Grande Bastide. « Mikado », « Périscope », « Menhir » et « Cracking », imposants et originaux, ont attiré plus d’un regard connaisseur. Designers, architectes d’intérieur, hôteliers, propriétaires d’établissements de nuit, organisateurs de soirées… français et étrangers, tous l’on félicité et ont émis le souhait d’accueillir ses créations ou de travailler avec lui. Parmi les propositions les plus sérieuses, on peut noter : celle des organisateurs du MIDI COM de Cannes, du « Printemps » ou encore de France 3. « C’est une véritable reconnaissance, une incitation à poursuivre dans la voie de la création, celle que je me suis fixé il y a maintenant près de deux ans et j’espère bien que cela débouchera sur des commandes » se réjouit le décorateur qui a trouvé matières – et lumière – à la mesure de son talent. A partir de ses premiers croquis, il traduit sur plan les formes et dimensions de ses futures sculptures. Le Châteauneuvais, titulaire d’un BEP de mécanique, maîtrise parfaitement le dessin industriel, la mécanique et la soudure pour parvenir à détourner l’acier opaque, les brides de pression, les rondins, les tôles et autres charpentes de fer qu’il récupère dans des casses et qu’il assemble avec des verreries perses translucides, spécialement importées d’Iran. Après deux cents heures de travail, le résultat est surprenant : des colonnes, des assemblages qui mettent en valeur les rayures, les bosses, les inscriptions des matériaux et qui laissent échapper la lumière jaune, verte et bleue des pavés de verre. Leur design, d’inspiration industrielle, convient parfaitement aux volumes des maisons d’architecte et aux galeries d’art contemporain. Gageons qu’ils en soient leurs futurs hôtes. |
 |
|
|
 |
|
 |
|
|