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NADECOR Chemin de l'Anchois 13220 Châteauneuf les Martigues Tél : 04 42 76 20 60 Fax : 04 42 76 20 85 |
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Philippe NEMBI expose ses luminaires à Paris
L’artiste expose à l’espace atelier des Métiers des arts au Salon international de la maison et de l’objet à Paris Nord Villepinte du 7 au 11 septembre..
Philippe Nembi s’est lancé. La création, il est tombé dedans quand il était petit. Les dessins dit modernes furent son moyen d’expression durant sa scolarité. Ce qui lui valut des notes insuffisantes pour entrer à l’école des beaux – Arts. Quel paradoxe ! Un BEP mécanique en poche, Philippe Nembi s’orienta dès 1987 vers le travail de l’aluminium. Son père, déjà dans le métier depuis de nombreuses années, lui apprit toutes les ficelles. Fort de ses connaissances, il créa les Nouveaux Ateliers de décoration (NAD) en 1994. Son père et son frère l’ont rejoint dans cette aventure qui devint familiale. Au fil du temps, les demandes de la clientèle devenant trop « carrées » et son désir de créer se faisant plus pressant, il décida de se lancer.
Au début il tâtonne dans la technique : il faut réfléchir aux aérations pour éviter les surchauffes au niveau de l’éclairage, il faut penser au moyen de pouvoir changer les ampoules le plus facilement possible, il faut éviter que la rouille ne réattaque le métal… Puis vinrent les premières tentatives il y a 6 mois. Ses matériaux de base sont des pièces de récupération en métal qu’il façonne à son idée pour en faire des « sculptures – points lumineux » comme il aime à les appeler. « J’ai toujours aimé le fer. A l’école, je gardais les essais que je faisais même s’il ne me servait à rien » souligne l’artiste. Le métal, c’est un travail de longue haleine. Après l’avoir poncé à deux reprises, avoir soudé les divers composants, appliqué le produit antirouille, installé le système électrique et le verre poli puis verni le tout, l’œuvre est enfin achevée. C’est l’aboutissement de centaines d’heures de travail. « Je travaille tous les domaines dans mes créations : le fer, l’électricité et le verre ».
Durant le travail de ponçage, les défauts de la matière, les creux ou les particularités de la pièce de base utilisée (numéro de série sur une d’entre elles) apparaissent. Ces détails ne rendent que plus vivants ces « mastodontes aux formes primitives ». Il faut dire que ces luminaires pèsent en moyenne entre 120 et 130 kgs !
« J’ai créé mon style, précise Philippe Nembi. Ma passion c’est la création d’éléments lourds aux formes modernes épurées qui durent dans le temps ». Les verreries perses importées d’Iran (NAD en est le distributeur exclusif), servant à la diffusion de la lumière des halogènes, apportent une touche colorée et douce à la fois. Les couleurs criardes (bleu brut par exemple) sont atténuées par l’aspect mat et sableux des pavés de verre. Qu’elles se nomment « cracking », « menhir » ou « mikado », la technique est empreinte d’une originalité sans précédent. Son book s’étoffe peu à peu et des esquisses de nouveaux luminaires s’entassent déjà en attente d’être réalisées. Il faut dire que de l’imagination, notre créateur n’en manque pas ! Pour voir ces points lumineux, poussez la porte des nouveaux ateliers de décoration, quartier de la Bastide 13220 Châteauneuf les Martigues (face à Lomatrans) Tél : 04 42 76 20 60.
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Tube en acier traité Cables en inox Verre feuilleté
Réalisation à Martigues en Avril 2006 |
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De Nouvelles Récompenses pour Philippe Nembi
Créateur de sculptures -lampes en acier, Philippe Nembi compte aujourd’hui de nouvelles récompenses à son palmarès. En effet, cet artiste vient de recevoir le prix de la qualité artistique et le prix de la dynamique artisanale décerné par la chambre des Métiers des Bouches du Rhône, la Banque Populaire et la société de caution mutuelle artisanale. S’appuyant sur des critères bien spécifiques comme la créativité, l’originalité, l’utilisation de nouvelles technologies, ce groupement a voulu consacrer le travail de cet artiste pour ses créations uniques. Le processus de leur conception est immuable. Philippe Nembi réfléchit à la pièce qu’il veut créer et en dresse les plans. Dans cette élaboration, il joue sans cesse sur l’équilibre de ces géants et, grâce à de savants calculs mathématiques, il donne naissance à de solides constructions stables dont l’effet de déséquilibre est à son paroxysme. De la simplicité à l’effet de déséquilibre, des formes droites aux enchevêtrements de pièces savamment disposées, il termine par un choix raisonné des emplacements et des couleurs des verreries. Puis c’est le passage du papier à la matière, Philippe travaille sur des bases en métal rouillé qu’il récupère ici ou là et leur fait subir un traitement spécifique pour mettre en valeur tous les défauts de la matière. Ainsi, creux, bosses, rayures mais aussi inscriptions gravées au cœur de la tôle deviennent apparents, faisant ainsi partie du charme et de l’esthétique de la sculpture. Un travail de longue haleine Deux cents heures en moyenne sont nécessaires à la confection de chaque pièce dont les dimensions colossales affleurent régulièrement les deux mètres de haut et le poids pouvant aller jusqu’à deux cents kilos ! Une fois la structure préparée, Philippe installe les pièces de verre, opaque et translucide. Choisies pour leur aspect sableux et mat ainsi que pour leur surface irrégulière, ces verreries perses sont directement importées, pays de leur fabrication. Après les « Mécanique céleste », « Mikado » et autre « AOC », il passe maintenant de la création de luminaires géants à des pièces de mobiliers. « J’aime bien faire de l’utile » confie l’artiste. Actuellement en train de terminer une table composer d’une structure en métal et d’un plateau en verre de forme ovoïde, il a déjà dans son esprit de nombreux projets qui fourmillent et qui ne demandent qu’à être réalisés. Il caresse l’espoir de pouvoir aménager, dans un futur proche, un espace spécial pour exposer et mettre en valeur ses créations. Artiste original, dont les sources d’inspiration très différentes et l’esprit créatif plaisent bien au-delà des frontières françaises, il peut se targuer de savoir que quelques-unes de ses œuvres décorent maintenant de belles demeures à Ryadh. Une belle histoire qui peut continuer.
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